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Noël 1870 en captivité à Thorn

  • 19 janv.
  • 1 min de lecture

En ce début d’année 2026, notre ami Alain Richart a imaginé cette lettre que Marie-Joseph Guétré en captivité à Thorn, aurait pu écrire à sa sœur Léonie Guétré :

Ma chère sœur,

Je profite d’un moment de calme pour t’écrire depuis Thorn, où nous sommes toujours retenus depuis Metz. L’hiver est dur ici, plus dur que je ne l’aurais cru, et le froid ne nous quitte guère, même à l’intérieur des casernes.

Noël est passé sans que nous sachions vraiment quel jour nous étions. Quelques

Leìonie Guétré 

camarades s’en souvenaient, et cela a suffi pour que l’on se taise davantage que d’ordinaire. Il y a eu un peu plus de soupe ce jour-là, et ceux qui avaient reçu un colis ont partagé. Certains ont chanté doucement, d’autres sont restés dans leurs pensées. Pour ma part, je pensais à vous tous, et surtout à toi, comme chaque fois que le cœur se serre.

Le premier de l’an n’a guère été différent. Nous nous sommes souhaités de rentrer bientôt, sans trop y croire encore. Il n’y a pas eu de fête, seulement des poignées de main et quelques paroles simples. Mais ces moments nous rappellent que nous ne sommes pas seuls et que, malgré la distance, nous restons liés à ceux qui nous attendent.

Ne te fais pas trop de souci pour moi. Je tiens bon, comme les autres, et l’espérance ne nous quitte pas.

Je t’embrasse affectueusement.

Ton frère Marie-Joseph Guétré

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